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Rectocolite hémorragique causes et. La rectocolite hémorragique fait partie des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), dont l’incidence est en forte progression chez les enfants. Méconnue du grand public, elle souffre également d’un moindre intérêt de la part de la recherche qui se concentre davantage sur la maladie de Crohn. Du coup, à moins qu’elle ne se présente sous une forme d’emblée sévère, son diagnostic intervient souvent après de longs mois voire plusieurs années d’errance.

 

Qu’est-ce que la rectocolite hémorragique ?

La rectocolite hémorragique correspond à une atteinte inflammatoire de la muqueuse intestinale au niveau du rectum, qui peut s’étendre à tout ou partie du côlon, explique le Pr Philippe Marteau, chef du service de gastro-entérologie à l’hôpital Lariboisière. L’étendue, associée à la sévérité de l’atteinte, va déterminer sa gravité. On distingue ainsi trois formes : légère, modérée et sévère. Rectocolite hémorragique causes et

  • La rectite: l’inflammation concerne seulement le rectum ; elle se manifeste par des besoins impérieux liés à l’irritation de la muqueuse, une incontinence anale, des rectorragies et, souvent, des épisodes de constipation ;
  • La colite gauche, qui s’étend à la partie gauche du côlon, se manifeste par les mêmes symptômes, auxquels s’ajoutent la diarrhée, les douleurs et l’asthénie (extrême fatigue) ;
  • La pancolite touche l’ensemble du côlon ; un amaigrissement et une fièvre assombrissent le tableau clinique de la colite gauche.

La complication la plus redoutée est le cancer du côlon. Son risque dépend de l’ancienneté de la maladie, de son extension et des antécédents familiaux, souligne le Pr Marteau. Rectocolite hémorragique causes et

 

Les causes de la rectocolite hémorragique

Les causes de la rectocolite hémorragique sont mal identifiées. Aujourd’hui, on pense que la rectocolite hémorragique associe des facteurs génétiques (une prédisposition familiale) avec des facteurs environnementaux non identifiés. Rectocolite hémorragique causes et

LA RECTOCOLITE HÉMORRAGIQUE, UNE MALADIE AUTO-IMMUNE

L’interaction des facteurs génétiques et du mode de vie amènerait le système immunitaire du patient à attaquer la couche superficielle de la paroi interne du rectum et du côlon. La rectocolite hémorragique serait donc une maladie dite « auto-immune » comme, par exemple, le psoriasis, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ou la sclérose en plaques. Cette hypothèse est renforcée par la nature des symptômes non intestinaux de la rectocolite hémorragique (uvéite, rhumatismes, etc.) et par l’efficacité des traitements visant à réduire l’activité du système immunitaire. Rectocolite hémorragique causes et

La rectocolite hémorragique est-elle une maladie psychosomatique ?

Contrairement à une idée fausse, la rectocolite hémorragique n’est pas la manifestation physique d’une maladie psychique. De plus, s’il est bien établi que l’excès de stress semble favoriser le déclenchement et la sévérité des poussées, il n’est pas la cause première de cette maladie.

 

Les symptômes de la rectocolite hémorragique

Les signes de la rectocolite hémorragique sont essentiellement digestifs et évoluent par crises (« poussées inflammatoires »), avec des selles abondantes et fréquentes (diarrhées). Rectocolite hémorragique causes et

  •  La sévérité des diarrhées et leur fréquence sont très variables d’un malade à l’autre mais sont directement dépendantes de l’étendue de l’inflammation dans l’intestin. Celle-ci peut se limiter au rectum (on parle alors de « rectite ») et à l’anus (« proctite »), ou s’étendre à une partie plus ou moins importante du côlon (« colite » ou « pancolite »). L’atteinte peut être limitée à la partie gauche du côlon, ce qui entraîne généralement 4 à 6 selles par jour, alors qu’une atteinte de la totalité du côlon (« pancolite ») entraîne jusqu’à 15 à 20 selles par jour.

 

  • La diarrhée est accompagnée de pertes de sang rouge (« rectorragies ») et de « glaires » (liquide blanchâtre visqueux correspondant à du mucus qui recouvre normalement les cellules du côlon).

 

  •  Les douleurs du ventre, ou « douleurs abdominales » sont fréquentes et sont appelées « coliques », lorsqu’elles proviennent du côlon et « épreintes » ou « ténesme », lorsqu’elles proviennent du sigmoïde et du rectum. Lorsque l’inflammation est limitée au rectum (« rectite ») et à l’anus (« proctite »), les manifestations peuvent se limiter à des douleurs rectales intenses (« ténesme »), accompagnées de pertes dites « glairo-sanglantes », ne contenant pas de matières fécales (pertes « afécales ») ou à des douleurs et des saignements rectaux et de fausses envies d’aller à la selle.
    Parfois, les envies d’aller à la selle sont rendues très pressantes en raison de la « rectite chronique », qui aboutit à la réduction de la capacité du rectum et donc de la quantité de matières fécales pouvant y être stockée.

 

  •  La rectocolite hémorragique peut également s’accompagner d’une fièvre ou un amaigrissement.

 

  •  Parfois, la maladie débute par des manifestations qui ne sont pas digestives : les plus fréquentes sont les rhumatismes articulaires (« spondylarthrite ») avec des douleurs articulaires touchant surtout la colonne vertébrale, les genoux, les chevilles et les poignets.
    Il y a aussi des atteintes de la peau et des muqueuses, telles que des ulcérations de la bouche (« aphtes ») ou des lésions de la peau sur les jambes et les avant-bras : gonflements localisés de la taille d’une noix, durs, rouges et douloureux et correspondant à des nodules sous-cutanés, appelés « érythème noueux », parfois, il s’agit d’ulcérations de la peau appelées « pyoderma gangrenosum ».
  •  La maladie peut provoquer des atteintes inflammatoires de l’œil se manifestant par des douleurs, une vision trouble avec, ou sans, rougeur de l’œil (« uvéites »). Rectocolite hémorragique causes et symptômes

 

  •  Enfin, l’atteinte des voies biliaires est plus rare (moins de 5 cas sur 100) : les canaux qui conduisent la bile depuis le foie vers la vésicule biliaire puis vers l’intestin sont atteints par l’inflammation auto-immune et on parle de « cholangite sclérosante ». Pendant longtemps, les personnes peuvent n’avoir aucune manifestation visible. Mais il arrive qu’une fatigue, des démangeaisons générales (« prurit ») et une perte de poids apparaissent. L’examen du foie peut révéler son augmentation de volume (« hépatomégalie »). Lorsque la maladie progresse, la défaillance progressive du foie (« insuffisance hépatique ») peut apparaître, elle se traduit notamment par une coloration jaune de la peau (on parle de jaunisse ou « d’ictère »). L’hépatomégalie peut entraîner une augmentation de la pression du sang dans la veine porte, qui amène le sang des organes digestifs (comme les intestins) vers le foie : c’est « l’hypertension portale ».

 

  •  L’hypertension portale se manifeste par l’apparition d’une dilatation anormale des veines de l’œsophage (« varices œsophagiennes ») et d’une augmentation du volume de la rate (« splénomégalie »). Rectocolite hémorragique causes et

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